Un an en Inde

Decouverte des nomades du Ladakh, echanges culturels scolaires, agriculture bio avec les paysans locaux ...etc

En vadrouille

je n'ai plus vraiment le loisir de rester suffisamment longtemps dans un cyber café pour actualiser mon blog, mais les aventures continuent... Après être restée à la maison principalement à pouponner, j'ai commencé à sortir et, telle une maman kangourou, à transporter Pema contre mon ventre dans tous mes déplacements. Encore quelques activités dans les écoles ont eu lieu au mois de juin puis enfin les vacances. Toutes les conditions étaient réunies pour qu'elles soient réussies : moi remise de mon accouchement et de plus en plus à l'aise avec Pema (qui soit dit en passant est un ange !!!), Elodie nous a rejoint avec toute sa bonne humeur et son enthousiasme pétillant, la maman de Sam est là également noyée de bonheur de découvrir Pema...et Sam égal à lui-même, adorable chéri et merveilleux papa !!! Le 13 juillet, nous avons enfin quitté Leh pour plusieurs jours !!! Avec Tsering un ami ladakhi qui travaille à la Wildlife Foundation, nous partons vers un lieu mystique et magnifique...Phokarzong.... Nous quittons notre belle chambre, remballons notre cuisine, les premiers cartons sont faits, première grande transition pour le grand départ. Ca y est Leh s'éloigne petit à petit, les kilomètres nous transportent vers des petits villages verts tachetés de jaune-luzerne, de violet-lavandes, d'orange-abricots qui offrent de magnifiques mosaïques de couleurs dans ces paysages de désert rocailleux. Après plusieurs heures de route, ponctuées d'arrêts pour prendre un petit thé et se dégourdir les jambes, nous arrivons à destination, le village de Wakha (première étape). Ici, nous nous arrêtons dans une nonnerie, lieu idéal pour nous remettre des montées d'adrénaline de la route : heureusement notre ami Tsering ( qui veut dir Longue Vie) notre conducteur a su réfreiner sa conduite pour nous transporter à bon port ... au rythme des chants de prières qui emplissaient le radiocassette. la nonnerie Havre de paix, peuplé d'anges dévoués... Totalement dans le service, les nonnes nous ont adoptés et se sont occupés de nous comme une mère prend soin de ses enfants. Phokarzong Si la marche fut rude, elle fut aussi magnifique. Je n'avais pas fourni autant d'efforts depuis l'accouchement, mais la beauté des paysages m'a fait poussé des ailes dans le dos. Pema est dans son écharpe, accrochée à son père. Avec une admirable légèreté, je les vois gravir la montagne tels une plume emportée par le vent. Bien heureusement, le temps est couvert. Sous le gros soleil c'eût été un véritable calvaire. Lorsque nous atteignimes le sommet, les larmes de Padmasambava nous bénirent. Tsering et son ami étaient plus que ravis ; cette fine pluie est un signe de bénédiction !!! La journée se présente sous ses meilleures auspices. Autour d'une petite gonpa s'étalent un ilôt de verdure. Ca et là, d'imposants Junipers dressent leurs branches odorantes... De nombreuses personnes semblent avoir fait le déplacement aujourd'hui, ce sont surtout des ladakhis. En guise de pélerinage, ils sont venus jusque là visiter les grottes que tous les Rinpoché et même le Dalaï Lama sont venus honorer !!! Naturellement incrustés dans la roche, nombreux sont les signes sacrés qui attestent de la puissante énergie des lieux. Par d'autres endroits, il est dit que certains jours, à certaines heures il est possible d'avoir des visions sur les montagnes : un bouddha méditant, une lampe à huile, le Potala... Vraisemblablement, nous sommes un jour spécial !! En effet, la femme d'un haut Rinpoché (décédé il y a quelques mois semble t'il) est là. Elle est aussi reconnue comme étant une conscience élevée. Elle donnait une puja dans la grotte. Nous sommes arrivés trop tard pour y assister, néanmoins nous avons pu recevoir son darshan !!! Notre retour vers le village c'est fait par la rivière. Magnifique, bien que certains passages m'aie fait plutôt peur !!! Néanmoins j'en garde le souvenir d'une marche merveilleuse dans une sorte de canyon vertigineux suivi d'une très belle prairie sertie de fleurs de toutes les couleurs... Retrouver par la suite la maternelle attention des nonnes fut un délice. Trois jours à Lamayuru L'intérêt touristique majeur de Lamayuru est son vieux monastère. Mais sa véritable beauté, celle qui nous a touchée fut ses ruines, sa rivière et ...ses rigolotes Ama-lé. Da...ou l'autre Ladakh C'est un moine, il s'appelle Dorjey (ce qui signifie puissance), il porte casquette sur laquelle est écrit speed. Son véhicule : un rutilant 4x4 ! Qui est-il ? C'est notre conducteur !!!! C'est sur que notre trajet n'a pas duré plus de 3 heures, mais quelles heures !!!! Ce fut un cocktail de secousses, d'accélération et de virages d'adrénaline !!! Au bout de la route, nous sommes déposés, disons expédiés dans un no man's land désertique et poussiéreux. En contre, l'Indus terreux et rugissant coule ... Qui aurait pu penser qu'au-delà de ces petites marches se cachaient un petit paradis !!!! Paradis de jardins verdoyants de légumes de toutes sortes...et scintillants de fleurs éclatantes...offrant à n'en plus finir des abricots plein de saveurs exquises. Autre douce note, le joyeux chants des sources et des canaux qui inondent cette terre d'abondance. En plus, les gens font preuve d'une grande gentillesse et d'une tranquille curiosité. Notre séjour se déroulera sous le signe du contentement et de la dégustation (nous nous sommes régalés de légumes, de tsampa et d'abricots !!!). Retrouvailles familiales La suite du programme fut une improvisation heureuse. Après l'annulation de notre séjour à Ule Tokpo chez notre ami Sonam, nous nous préparions à rentrer sur Leh. Finalement, d'un commun accord, nous avons décidé d'aller à Hémis Schukpa Chan. Quelle joie pour moi !!! C'était prévu d'y aller mais j'avais peur qu'un retour sur Leh mette un terme prématuré à nos escapades. Donc, en route vers Hémichu. De Da, nous ne pouvons y aller directement, il faudra marcher (environ 4 heures). Même la crevaison de notre taxi nenous aura pas découragé. Dès notre arrivée au village, je croise mon Ache-le (la belle-fille) et ma nomo-le (la jeune soeur) de la famille où j'avais passé un mois en août 2006). L'invitation est donnée pour le soir même. Je retrouve avec plaisir mon nom ladakhi Padma-le. J'ai d'ailleurs bien le loisir de l'entendre dire, nombreux sont les habitants du village qui me reconnaissent et accourent pour découvrir la petite Pema, "l'enfant ladakhi". Je suis touchée par la joie sincère avec laquelle il m'accueille. J'aime profondément ce village, qui est si beau. Cette année il est vêtu du jaune vif des fleurs de moutarde... Les deux jours que nous y avons passé m'ont profondément ravie. J'ai comme le sentiment d'être devenue un peu une enfant d'Hemis Schukpa Chan. Après la pluie...la rivière grossit Elodie et Viviane se sont levées aux aurores pour prendre le bus qui les ramena sur Leh. Pour Sam, Pema et moi, nous sommes redescendus à Hemis Chu où une partie de nos sacs nous attendait. Dans ce sens, la marche n'est pas très difficile, ça descend presque tout le long. C'eut été une partie facile s'il n'avait pas plu !!! En effet, après la pluie, les rivières grossissent. Nous en avons fait l'humide expérience. En effet, certaines sections du sentier étaient en partie sur le lit de la rivière. J'eus bien quelques frayeurs en constatant que les roches sur lesquelles j'avais posées mon pas quelques jours plus tôt, avaient disparues sous les flots... Mais Nous avons vaincus !!! Et c'est soulagé que nous avons atteint Hemis Chu et le gardien de nos sacs (qui était littéralement sous le charme de Pema). Juste le temps de passer des vêtements secs et nous récupérions un bus pour Leh. Tout au long de la route, nous appréciames progressivement les retrouvailles avec le soleil. Vers 15 heures, nous étions de retour sur Leh. Plus que quelques jours nous séparent de notre retour à La Réunion !!!


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Publié à 07:12, le 23/07/2007,
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